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Pour un monde en Paix
A l'invitation du Vénérable Dagpo Rimpotché


Communiqué de presse du 10 décembre 2008


Il y a 60 ans, le 10 décembre 1948, à Paris, était signée la déclaration Universelle des Droits de l’Homme, juste à côté du parvis qui en porte le nom !
Avec force et émotion, « Chœur pour la Paix » joint sa voix à l’unisson de celles  qui aujourd’hui célèbrent ce soixantième anniversaire. Evénement majeur s’il en est pour faire valoir la paix, la dignité humaine, et davantage d’harmonie entre les êtres et les peuples.
C’est dans cet esprit que nous participerons en tant qu’individus aux nombreux événements organisés par les institutions et associations qui ont pour vocation de défendre et promouvoir les droits humains. (Amnesty International, La Ligue des Droits de l’Homme, La Fédération International des droits de l’Homme, et tant d’autres)
Même si l’on connaît généralement l’existence de la déclaration universelle des droits de l’homme, qui connaît les 30 articles, qui la composent ?
Ces droits, indivisibles et interdépendants, ont été proclamés patrimoine de l’humanité il y a soixante ans ! A-t-on seulement conscience qu’un tel trésor gît à portée de main, à portée de cœur ?
Il nous appartient de le découvrir chaque jour, de le faire vivre.
Ce trésor ne vaut rien gardé jalousement sur le papier, dans une chambre forte… il ne s’incarne ni ne croît qu’à l’air libre. Ces droits ont été écrits pour que chaque citoyen du monde s’en empare. Comme toute richesse authentique, on ne peut le protéger qu’en le partageant, on ne saurait le faire fructifier qu’en le diffusant sans compter!
Il ne s’agit pas ici de faire un historique de cette « formidable avancée humaine » mais de rappeler qu’elle est née de la douleur immense de constater que la civilisation des sociétés industrielles n’était qu’un leurre. Elle n’était en rien garante d’actes civilisés, mais comble de l’horreur et du paradoxe, servait à mieux banaliser en la mécanisant, la barbarie. Oui, faisons acte de mémoire, n’oublions pas que cette déclaration est née de la détermination non moins immense de barrer la voie à la Barbarie !

Monsieur Stéphane Hessel, dernier signataire encore vivant ayant contribué à l’élaboration de ce texte fondateur, déclarait récemment :
« Sur quoi allions-nous fonder cette régénération qu’il fallait apporter au monde après les horreurs de la seconde guerre mondiale, si ce n’est une revendication des droits de l’individu au-delà même des droits de l’état ? Je dirais même comme une obligation des états. Une organisation internationale qui se propose d’imposer à ses états membres le respect des libertés fondamentales et des droits de l’Homme, c’était tout de même une avancée historique formidable. Et ce, dans le contexte d’un monde qui venait de produire la guerre, l’holocauste et le totalitarisme. »

Rendons hommage à cet être d’exception de même qu’à tous ces hommes et ces femmes qui ont porté et portent de nos jours cet idéal.
Pas plus aujourd’hui qu’hier, nous pouvons nous fier aux avancées technologiques. Mais, aujourd’hui, grâce à une prise de conscience coulée dans l’or d’une Déclaration Universelle,  nous disposons d’une pierre angulaire. En dignes et humbles héritiers, nous nous devons de conjuguer nos efforts pour la consolider sans répit, et même avec acharnement. Car c’est sur ce socle que nous pouvons espérer ériger une société mondiale plus juste et respectueuse !

Si le droit à la vie et à la dignité humaine pour chacun de nous est proclamé, la responsabilité qui nous incombe à tous de la protéger est immense !
De ce bien commun, nous sommes tous dépositaires, bénéficiaires tout autant qu’acteurs.

Nous sommes tous des défenseurs en puissance des droits humains. Alors soufflons ensemble les 60 bougies de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, non pour en éteindre l’idéal mais pour en étendre la flamme.